Audition/casting/rencontre

Seriallilith recherche, pour MERVEILLE, la prochaine création théâtrale de Jeanne Dandoy, une actrice, performeuse et/ou danseuse, entre 30 et 45 ans, sensibilisée à la question des violences conjugales et intrafamiliales. Nécessite une grande aptitude au jeu (d’actrice). Dispositions pour la danse ou le mouvement bienvenues. Expérience maternelle de même.

 

Pitch

Une femme accomplit une série de tâches ménagères, dans une urgence inexpliquée. Est-elle surveillée ? Sans aucune parole, à travers une succession implaccable d’actions du quotidien, des gestes d’habitude, d’amour et de peur, se déroulera la fuite d’une femme avec son enfant.

MERVEILLE  retracera les instants intenses d’une femme qui fuit l’enfer d’un foyer où règne la violence conjugale, au péril de sa vie et de celle de son enfant. Ce thriller poétique et chorégraphique (à peu près sans parole) mettra en scène une actrice-danseuse, un chanteur-danseur-acteur, un.e enfant et… quelques figures vivifiantes. Il prendra corps au sein d’une scénographie à la fois réaliste et surprenante. Son étrangeté onirique n’en épargnera pas les questionnements légitimes.

 

Périodes de répétitions

1e période : du 3 au 22 octobre 2022 inclus.
2e période : du 2 janvier 2023 au 6 février 2023 inclus.
Représentations : du 7 au 18 ou 19 février 2023
(Calendrier de représentations toujours en construction).

 

Contact

Merci d’envoyer une courte vidéo de présentation, votre lettre de motivation accompagnée de vos photo et cv à l’adresse suivante : seriallilith@gmail.com

Rencontres organisées les 16 et 18 mai 2022. Sélection préalable.

RECHERCHE PARTICIPANT.E.S POUR ATELIERS

Dans le cadre de la production de MERVEILLE, un spectacle de Théâtre, Seriallilith, compagnie de théâtre professionnelle, organise deux ateliers de jeu (pour acteurices non-professionnel.le.s) sur les thématiques :

  • des violences conjugales et intrafamiliales
  • de sociétés utopiques construites sur d’autres modèles que le patriarcat (communautéséco-queer féministes à la Starhawk).

 

Organisation

Le 1er atelier est organisé en non-mixité de genre et donc destiné aux femmes cis ou queer, de toutes origines, âges, préférences sexuelles, religieuses (ou pas).

Le 2e atelier est ouvert à toustes, quelles que soient vos origines, âges, préférences sexuelles, religieuses (ou pas).

MERVEILLE racontera l’histoire d’une femme qui fuit l’enfer d’un foyer où règnent les violences conjugales et intrafamiliales, au péril de sa vie et de celle de son enfant. Un thriller poétique et chorégraphique sans parole qui mettra en scène une actrice danseuse, un chanteur danseur acteur, un.e enfant et quelques sorcières libres…

A l’issue des ateliers, il vous sera loisible de décider (ou non) de participer plus avant à la création du spectacle en tant que figurant.e.s.

 

Contact

Intéressé.e.s ? Prenez contact avec Jeanne Dandoy via l’adresse mail suivante : jeanne@seriallilith.com

Plus d’informations sur la démarche de la compagnie sur seriallilith.com

 

Dates Atelier 1

14.05.22
17.05.22
21.05.22
24.05.22
31.05.22
07.06.22
11.06.22
13.09.22
17.09.22
20.09.22

Les mardis de 19h à 21h, et le samedis de 10 à 13h.

 

Dates Atelier 2

20.08.22
23.08.22
24.08.22
27.08.22
30.08.22
03.09.22
06.09.22
10.09.22
24.09.22
27.09.22

Les mardis de 19h à 21h, et le samedis de 10 à 13h.

démarche artistique

SERIALLILITH est fondée par la metteuse en scène, autrice et actrice Jeanne Dandoy, pour accompagner et promouvoir principalement son travail artistique, mais aussi celui de ses proches collaborateurices.

A travers l’adaptation contemporaine de textes de répertoire ou la création de textes originaux, SERIALLILITH, cherche à explorer ce qui fait trembler le monde. De nouvelles façons de raconter aujourd’hui, en interrogeant hier ou les possibles demains, partant de l’intime pour toucher à l’ultime.

SERIALLILITH conçoit la création comme un dialogue avec le présent, le monde, les gens qui l’habitent et pourraient le changer, à travers un geste esthétique singulier.

Sa grammaire théâtrale explore un rapport au réel dénué de réalisme, empruntant au cinéma une affection pour le « hors champs » et les codes de genres. Le thriller psychologique s’y mue, par exemple, en thriller onirique…

SERIALLILITH agit dans la création scénique et cinématographique contemporaines en Belgique et à l’international, dans la médiation culturelle, la recherche et le développement de nouvelles formes artistiques.

Si les formes choisies pour raconter ses histoires varient, c’est que chaque récit mérite son dispositif propre.

Dramaturgie d’une compagnie spécialisée dans le sauvetage d’héroïnes en péril

Enfant, j’avais une attirance particulière pour les héroïnes tragiques. Les petites filles souffreteuses, accidentées, coincées dans une chaise roulante, fragiles me fascinaient. Je ne vouais aucune attention aux destinées glorieuses. J’avais vu un biopic évoquant la mort d’Isadora Duncan et portais comme elle, de longues écharpes potentiellement dangereuses. J’adorais La Petite Sirène (la vraie, pas celle de Disney), qui renonce à sa voix en échange de jambes, par amour pour son prince, et se transforme en écume n’ayant pu obtenir la réciproque. Par la suite, Les Hauts de Hurlevent devinrent un modèle absolu d’amour… impossible. J’en rirais volontiers si ces histoires diverses n’avaient durablement influencé la construction de ma personnalité, mes choix, mon mode de pensée et de fonctionnement. J’en rirais si cela ne m’avait pas persuadé que féminin rime avec sacrifice, don de soi, romantisme, abandon à l’autre et négation de ses propres désirs.

C’est assez récemment que j’ai pris conscience de l’énorme influence qu’avaient eues sur moi ces tragiques héroïnes. Pourquoi autant de petites filles et femmes étaient-elles systématiquement sacrifiées sur l’autel du destin, de la réussite d’un mari, d’un prince ou de la famille ? Pourquoi leurs auteurs (essentiellement masculins mais pas tous..), ne pouvaient-ils les rêver autrement qu’en être dociles, fragiles, sans volonté propre ou tellement jouets de leur désirs qu’elles en finissaient brisées ? Pourquoi la révolte au féminin était-elle automatiquement sanctionnée par la mort ?

Oui, le pouvoir de la fiction est immense. Et il a eu des incidences concrètes, terribles, sur ma vie. Dire que je le regrette est peu de choses. Proposer d’autres modèles, d’autres façons d’envisager une résolution de vie au féminin est sans doute, pour moi, un moyen de réparer ce qui se trouve être cassé (chez moi), et tenter de m’assurer que rien ne sera brisé, chez d’autres.

J’avoue donc avoir un faible pour les sauvetages d’héroïnes désespérées. Dans Hasta La Vista Omayra, une femme enceinte décide de mettre fin à ses jours, suite à ses angoisses sur les inexorables glissements de l’humanité. Elle, et son fœtus, sont sauvés in extremis, de même que sa croyance en un avenir possible. Pélican, aborde la domination intra-familiale par le biais de l’inceste. Le fils mettait feu au domicile familial, devenu le tombeau de ses habitant.es et brûlait mère et sœur. Dans notre ré-écriture, la famille incendie la maison dans un immense feu de joie préfigurant le début d’une ère nouvelle plus apaisée. Mademoiselle Else suit les tribulations d’une adolescente en proie à un odieux chantage sexuel, que l’auteur de l’œuvre initiale décidait de suicider. Mais Miss Else se révolte contre l’ordre patriarcal des choses, proposant un exemple brillant de jeune femme à la résilience extraordinaire. Sortir les héroïnes de l’ombre où elles sont trop souvent plongées, telle est, peut-être, l’une des missions que je me/nous suis/ai données. Comment toutes ces femmes qui, sur papier promises à un avenir tragique, pourraient-elles prendre leur destin en main, et devenir actrices de leur propre vie ?

Comment pourraient-elles s’émanciper des œuvres qui les condamnent, à travers leurs auteurs masculins, à une mort certaine ? A l’instar de femmes de plus en plus nombreuses dans le monde, à vouloir faire entendre leur voix, pour tenter de s’affranchir d’un patriarcat à la patte lourde, nos héroïnes ne se laissent plus faire, elles se révoltent contre l’œuvre en cours, elles sortent du cadre.

Petite histoire

Lilith, dans la légende biblique, serait l’égale de l’homme, non crée de sa côte, mais de la glaise, tout comme Adam. Liée à la déesse-mère, elle est figure de puissance féminine et d’indépendance. Insoumise à son époux, sexuellement libérée, elle est aussi détentrice du savoir et pourvue d’une grande intelligence…

Remerciements

SERIALLILITH c’est celleux qui y travaillent. Et pour le moment, les chevilles ouvrières en sont : Jeanne Dandoy, Valentine Siboni, Judith Ribardière, Jean-Louis Goderniaux, et d’autres collaborateurices précieux et ponctuels comme Emilie Jonet, Harry Charlier, Arié Van Egmond, Jérôme Bollue, Michèle Végairginski… et tous les merveilles d’acteurices rencontrés et à rencontrer.

Gratitude envers tous celleux qui ont collaboré de près ou de loin : Epona Guillaume, Alexandre Trocki, Nicolas Thill, Nicolas Oubraham, Didier Rodhot, Cristian Gutierrez Silva Julien Vargas, Catherine Salée, Sanders Lorena, Yamnia Takkaz, Chloé De Grom, Katrijn Baeten, Saskia Louwaard, Gilles Pollak, Peter Flodrops, Laurent Gueuning, Mohamadou Niane, Lionel Ravira, Florian Berutti , Maxime Glaude, Amandine Vandenheeden, Jean-Pierre Van Slijpe, Guillaume Istace, Erik Borgman ,Vincent Lemaire, Olivia Carrère, Xavier Lauwers, Marie Messien, Léna Piazza, Isabelle Pajot, François Bertrand, Matthieu Defour, Antoine Moors, Noam Rzewski, Lou Hérion, Clémentine Ribal, Laurent Steppé, Garrett List, Fred Op De Beeck, Manon Faure, Leïla Di Gregorio, Pierre Clément, Odile Dubucq, Camille de Sancy, Viggo Ebouele, Gladys Gillain, Mathias Simons, Christine et Catherine Picqueray, Patty Eggerickx, Vincent Hennebicq, Aurélie Molle, Jean-François Ravagnan, Zaza Da Fonseca, Johan Daenen, Nicole Moris, Yvan Harcq, Benoît Gillet, Frédéric Ghesquière, Nathanaël Harcq, Mathilde Lefèvre, Jean-Philippe Lejeune, Aline Mahaux, Dominique Brévers, Gilbert Letawe, Jean-Michel Balthazart, Alfredo Canavate, Jean-Pierre Baudson, Sophia Leboutte, Francine Landrain, Philippe Grand’Henry, Eddy Letexier, Catherine Salée, François Sikivie, Sophie Rousseau, Jean-Pierre Urbano, Myriam Simenon, Agnès Brouhon, Marie-Claire Dardenne, Eddy Niejadlik Laurence Bosmans, Claude Taymans, Alain Declerck, Alain Breuls, Manu Deck, Ateliers costumes et construction décor du Théâtre de Liège et du Théâtre National, … et de nombreux autres, dehors ou dedans les murs des théâtres, artistes, aux postes administratifs, créatifs, « rédactifs » (licence poétique),…

Et enfin, les directeurices (et partenaires) qui nous ont fait confiance et ont rendu les spectacles accessibles aux spectateurices : Serge Rangoni (Théâtre de Liège), Jean-Louis Colinet (Théâtre National, Théâtre de La Place, Festival de Liège), Sylvie Somen (Théâtre Varia), Cécile Van Snick (Atelier Théâtre Jean-Vilar), Philippe Sireuil (Théâtre des Martyrs), Geneviève Druet (Tanneurs), Pascal Keiser (La Manufacture Avignon), Anne André (La Maison Folie Mons), Jean-Marie Lefebvre (Centre Culturel de Tournai), Daniel Cordova (Mars Mons), Christian Machiels (Balsamine), Théâtre et Publics, Le Groupov, La Fédération Wallonie-Bruxelles-Direction Générale de la Culture, Service Général des Arts de la scène, et le Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge, DC&J créations, La Coop, La Servante asbl.